14 mars 2012

Une humanité incompréhensible

Je suis en train d'"halluciner complet". Je ne sais plus trop quoi faire, à vrai dire, pour croire encore en les gens. Y'a-t-il encore un espoir que les Hommes arrêtent enfin de blâmer le reste du monde pour ce qu'ils n'arrivent pas à faire et s'affirment enfin responsables de leurs vies, leurs choix, leurs actions et leurs conséquences?

 

Je me disais cela suite à un article sur le suicide d'un cadre (un cadre!) travaillant à La Poste qui disait que sa "hiérarchie l'avait poussé à bout" et qu'il voulait qu'on "le laisse partir".

Comment n'a-t-il pas pu s'enfuir?
Comment peut-il accepter de se faire traîner par la vie sans même essayer de couper à la douleur, voir des spécialistes?
Et surtout, comment peut-il accuser une seule personne (ou admettons, quatre ou cinq personnes) de lui avoir ôté l'envie de vivre?


Dans d'autres registres, j'essaie (parfois) de me cultiver. Donc je lis des articles, sur des plus ou moins grands journaux, allant du Monde.fr à Msn Divertissements ou youtube.com. Même sur des sites professionnels (je me suis inscrite sur plusieurs sites de traduction en vue d'une reconversion) je vois le même phénomène : attaque et riposte. Le moindre petit mot est sujet à des débats d'opinion absolument stériles et aveuglément discriminatoires. Ce qui est encore plus fatiguant, venant de professionnels. Pas un post qui ne soit porteur de "non, je ne suis pas d'accord", jamais d'accord, et toujours agressivement. Ce qui pourrait être une opportunité de se cultiver, d'approfondir un sujet, étendre les frontières mais non, ça se termine toujours en "j'm pas, c'est moche" "ceux qui n'aiment pas sont tous des cons, ceux qui aiment ont raison" et voilà : clivage des mentalités, agressivités, désespoir.


Quoiqu'on fasse, on ne s'en sortira pas, c'est impossible. Pas comme ça. Alors, quand nous serons au fond du trou, que notre pseudo-intelligence se mettra au service d'aimer et non pas de protéger son ego, on s'en sortira peut-être. Il sera peut-être trop tard, à ce moment-là, les Hommes s'éteindront et adviendra une race supérieure, peut-être. Ou pas, peu importe. En attendant, il y a tellement de cons autour de nous, que ça ne fait que réveiller les cons en nous. Entendez-moi bien : je me classe moi-même dans cette catégorie que j'abhorre parce que je n'arrive pas à même les ignorer et les laisser vivre. Parce que des fois, je me fais moi aussi bouffer par une agressivité latente que je ne maîtrise pas. Je n'en ai pas envie. Mais je ne sais pas comment faire pour l'enlever. Il me semble que je suis bien trop humaine pour y arriver un jour. Même si, vraiment, je ne renoncerai pas, je me battrai jusqu'au bout, pour arriver à faire de ma vie quelque chose de positif, d'actif, quelque chose qui vaille le coup, pour apporter à moi (ce serait bien) et même aux autres (ce serait mieux) quelque chose dont la société oublie, il me semble, de plus en plus le véritable sens : la paix. 

 

Et sous la paix, l'amour.

Paroles de circonstance, charme bleuet des versions anciennes et grésillantes ...

 

 

« Dieu renonce, en un sens, à être tout. Nous devons renoncer à être quelque chose. Dieu s’est vidé de sa divinité. Nous devons nous vider de la fausse divinité avec laquelle nous sommes nés. Mon Dieu, accordez-moi de devenir rien. A mesure que je deviens rien, Dieu s’aime à travers moi. » (Simone Veil)

Posté par Pinku Usaghi à 17:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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