29 janvier 2012

Alors, 2011, ça a donné quoi?

Et voilà. 2012, déjà. J'avais envie de faire un petit bilan de 2011, surtout des belles découvertes que j'y ai faites. Je pourrais également faire un palmarès des plus grosses déceptions, mais je n'ai pas - n'ai plus - envie d'être négative.

Alors c'est parti.

1. Catégorie vidéo-ludique

Quatre jeux vidéo ont particulièrement retenu mon attention cette année. La plupart date de 2010 ... *ahem*

A/ 9 Hours, 9 Persons, 9 Doors (Nintendo DS - 2010)

  Ce jeu, développé par ChunSoft (Dragon Quest, Pokémon : Donjon Mystère), est un jeu d'énigmes façon point&click. Une sorte d'équivalent moderne d'un Indiana Jones : la dernière croisade, mais dans un univers tout à fait différent. Vous incarnez Junpei, étudiant qui vient de se faire enlever et se réveille à bord d'un bateau en train de sombrer. Il n'est cependant pas seul ; 8 autres personnes ont été enlevées et séquestrées dans ce même bateau. Le malfaiteur, Zéro, vous annonce que le bateau sombrera d'ici 9 heures et que pour vous échapper, il vous faut vous plier aux règles d'un jeu : le "nonary game" et trouver la porte marquée d'un 9.

Pour avancer dans le jeu, vous devrez faire équipe avec les autres personnes. Chaque personne ayant un bracelet d'un nombre différent, chaque porte ne pouvant laisser passer que 3 à 5 personnes, et seulement les personnes dont la somme des bracelets correspond au nombre de la porte pouvant passer, vous le devinerez : les tensions apparaissent vite. Bien vite.

Car si vous ne trouvez pas la sortie dans les temps, une petite bombe placée dans votre estomac explosera.
Chaque salle abrite des énigmes qu'il vous faut résoudre afin de passer à la salle suivante, puis à la porte suivante ...

 

Qu'est-ce que ce jeu, en apparence déjà vu et revu, apporte de nouveau?

Premièrement, un univers. L'histoire derrière l'enlèvement n'a rien à voir avec un Professeur Layton. Il est bien plus mature (18+), bien plus sérieux, et bien plus flippant, flirtant avec la science-fiction et le psychologique plus d'une fois. Les personnages sont bien fouillés. La musique n'est pas très variée mais rend une atmosphère absolument extraordinaire. Il y a énormément de texte, et les dialogues sont très bien écrits, c'est un jeu très littéraire - au grand dam de certains, mais cela m'a personnellement beaucoup plu.

Deuxièmement, votre implication. Car, effectivement,  c'est un jeu dans lequel chacun de vos choix, même à propos de petites réponses anodines, aura des conséquences sur le déroulement de votre aventure. Bon, c'est aussi relativement courant maintenant. Mais c'est tellement bien fait! D'autre part les puzzles sont eux aussi plutôt intéressants et demanderont des capacités de réflexion, d'assemblage, de calcul,ou d'abstraction qui pourraient vous faire passer des nuits blanches entières. (Bien que la plupart restent assez simples) Explorer, combiner, réfléchir, recommencer ... 

Troisièmement, la durée de vie. Elle est longue, extrèmement longue. D'autant plus que l'aventure, même après avoir été achevée avec succès sur la console, ne manquera pas de vous rester dans la tête. 

Et pourquoi aussi longue? Pour une raison toute simple : vous ne pouvez pas finir le jeu du premier coup. Et non seulement ça, mais vous aurez besoin de toutes les fins différentes pour comprendre et dénouer l'histoire. Ne vous y méprenez pas : l'histoire est tellement bien menée, que juste au moment où vous penserez commencer à comprendre, tout va s'accélérer et s'embrouiller. Et si les puzzles sont rodés au bout d'un moment, les relations entre les personnages sont tellement variées d'un chemin à l'autre que vous irez de surprise en surprise.

Pas de succès tordus, pas de portail de défis, pas de "New Game +" : Simplement, le concept en lui-même est tellement énorme que l'on recommence le jeu avec plaisir, et même avec anticipation et nervosité! Un des points forts de ce jeu est donc sa capacité à se renouveler et faire évoluer une histoire qui tient toujours plus le joueur en haleine.


B/ Ghost Trick (Nintendo DS - 2010)

Ghost Trick ("Tours de fantôme") était très attendu. Il faut quand même dire que l'équipe de développement étant celle de Phoenix Wright, on ne savait pas à quoi s'attendre, sauf à quelque chose d'exceptionnel. On n'a pas été déçus.

Le scénario est relativement simple : vous vous réveillez et découvrez que vous venez d'être tué. Une jeune fille est sur le point de se faire tuer sous vos yeux. C'est alors qu'une lampe de bureau (?) vous explique que vous possédez un pouvoir spécial : le "pouvoir des morts" qui vous permettent d'effectuer les "tours de fantôme". Ces tours vous permettent de prendre possession des objets, les manipuler, mais, plus important, de remonter 4 minutes avant la mort de quelqu'un qui est décédé depuis moins d'une journée, afin de changer le cours des évènements. Ne pouvant pas le faire sur vous-même (ce serait trop simple), vous partez à la recherche de votre passé. Pourquoi avez-vous été tué? Par qui? 

Le temps presse. Vous n'avez qu'une nuit pour résoudre ce mystère, car à l'aube, votre pouvoir aura disparu et vous serez, cette fois, définitivement mort.


Un scénario relativement simple, mais bien ficelé, mené avec brio jusqu'à la fin, des personnages au design novateur entre le mange et le cartoon et au caractère à la limite de la caricature (on retrouve un peu le style Phoenix Wright) et surtout, des dialogues bourrés d'humour, une bande son caractéristique et une action elle aussi très prenante. La limite de temps (et là, nous sommes dans du temps chronométré) donne au timing entre les différentes actions une place primordiale. Le gameplay est très bien adapté à la DS, avec une utilisation simple et fiable du stylet et des boutons, pour se déplacer parmi les objets. Là encore, pas de sidequests, pas de difficultés nombreuses, pas de farming ou de skill monstrueux nécessaire pour profiter du potentiel de ce jeu. On regrettera la durée de vie un peu courte mais qui ne laisse du coup pas de place à l'ennui, à la répétitivité. Encore un vrai jeu avec une vraie fin, pas un truc ouvert "to be continued" qui laissent présager un Ghost Trick 2. Ce serait ridicule. Un peu de simplicité, que diable! C'est un vrai bonheur.

 

Tout comme 999, c'est un jeu que j'ai refait plusieurs fois, juste pour le plaisir de revivre les personnages et l'aventure. :)

 

C/ Heavy Rain (Playstation 3, 2010)

 Le studio Quantic Dream (créateur de Farenheit) a frappé fort avec cette licence unique en son genre. Ultra réaliste, tant dans les graphismes que dans la manière d'intéragir dans le jeu avec les personnes, les objets ou les environnements, C'est un jeu immersif où vous incarnerez quatre personnages différents qui se croiseront, si le destin le permet (oui, ils peuvent tous mourir aussi, si vous faites les mauvaises décisions) afin de résoudre une question primordiale : Peut-on sauver le jeune Shaun Mars, séquestré par le tueur aux origamis?

La richesse du gameplay et celle du scénario sont indescriptibles. La façon dont vous tournerez le stick, dont vous pencherez la manette, les questions que vous poserez, ou les réponses que vous proposerez, l'ordre dans lequel vous prendrez des objets, et votre rapidité d'action et précisions (quelque QTE demandent un skill plus élevé que dans les autres jeux précédemment évoqués) tout cela déterminera les réponses que vous obtiendrez et la fin de l'histoire.

Par exemple, pour ouvrir une porte, il faudra tourner le stick puis l'abaisser, pour faire des virages au volant d'une voiture, se pencher vers la gauche ou vers la droite. La clarté de l'écran, la précision des actions dépendra de l'état de santé du personnage, sa fatigue physique, sa nervosité (dans des cas extrèmes, les possibilité qui s'affichent à l'écran tressautent et s'embrouillent, rendant le choix encore plus difficile à faire) ... Ce sont de petits détails qui ajoutent à la réalisation presque américaine de ce studio français.

Contrairement à 999, vous pouvez finir le jeu avec la meilleure fin possible dès la première fois. Ceci n'ira pas sans essuyer de nombreuses sueurs froides, recommencer certaines scènes plusieurs fois pour être sûr de ne rien rater, etc. 

Ce jeu (18+) est immersif dans l'action, c'est un temps réel qui maintient en haleine car tout dépend de vous. L'histoire est entre le policier et le thriller, et même si l'intrigue est moins développée que dans 999 les choix dans les ramifications sont très réalistes et fouillés.

D/ Dance Central et DC 2 (Xbox360, 2010-2011)


Strictement rien à voir avec tous les jeux sus-cités, mais Dance Central est peut-être bien une des seules grandes réussites sur Kinect, et la première vraie révolution dans le monde des jeux de danse. Parce que : 1/ Elle capte les mouvements du corps entier grâce à la Kinect, là où Just Dance ne capte que la main et encore, via la Wiimote avec l'imprécision que cela entraîne. 
2/ Elle offre des niveaux de difficulté, ce qui est bien plus réaliste et permet de s'essayer à de nouvelles chorégraphies avec des mouvements simplifiés, sans ôter le plaisir donc de jouer.
3/ Malgré sa tracklist axée R&B - Dancehall - funk, qui ne correspond pas du tout au genre de musiques que j'écoute d'ordinaire, les chorégraphies sont bien plus professionnelles que dans Just Dance, avec des noms de mouvements rigolos qui aident à comprendre ce que l'on doit faire. Associer à une chanson pourrie à une choré sympa aide à aimer, cela va sans dire :)

 Il y a également de petits modes amusants, comme "sans les fiches d'aides" ou le mode "on décompose", utile quand on essaie d'apprendre une chorégraphie car elle permet de voir les mouvements, un par un, à son rythme, avec possibilité de ralentir. C'est, malgré ses imperfections, le système d'apprentissage de danse le plus proche d'un cours pour un jeu vidéo!

Dans ce jeu, on n'a pas le choix : pour que ça marche, il faut se donner à fond! Et même si les personnages sont absolument à claquer, si on n'a pas de quinzième degré (ce qui est mon cas), on a au moins l'impression d'être jugé sur ce que l'on fait réellement, et non pas un coup de bol. Beaucoup de joueurs de Just Dance connaissent cette frustration, où les gens arrivent à faire plus de points juste en gigotant un poignet que ceux qui essaient de faire la danse correctement. Après, il est certain que Just Dance est bien plus abordable surtout pour des gens en famille, car les chansons sont assez consensuelles et les "chorégraphies" plus drôles et simples. Mais pour les danseurs qui ne veulent pas se contenter de bougeailler leur poignet et veulent apprendre de vrais mouvements de danse, je ne saurais que trop conseiller ces deux jeux qui apporteront du challenge et de la dépense physique.

Avantage de DC2 : il est désormais possible de jouer à deux simultanément, alors que le premier ne proposait qu'un mode "Battle", l'un après l'autre. La playlist s'efforce également d'être "tout public" en incluant plus de titres type "dance". Il est aussi possible d'importer, moyennant "quelques" Microsoft Points, les titres de Dance Central 1. Cela permet de ne pas avoir à changer de CD à chaque fois qu'on voit varier les titres, mais aussi de jouer à 2 simultanément sur les chansons du 1.

 

2. Les autres choses :

En vrac, le 25è anniversaire de Sonic. Non pas pour la semi-réussite qu'est Sonic Generations, mais pour toute l'avalanche de goodies qu'elle a déclenché. SEGA a marqué le coup pour ce 25è anniversaire et franchement, nous, les fans, avons été franchement gâtés tout au long de l'année. J'ai pu réaliser des rêves de gosse comme, avoir des T shirt Sonic, des figurines Sonic, un pyjama Sonic, un bonnet sonic, etc. Sans compter la réédition sur le XBLA de Sonic CD, j'ai hâte d'y jouer.

Sur le plan personnel, je vois enfin ma mère heureuse comme jamais elle ne l'a été en 25 ans. Moi-même, j'ai pris des décisions très importantes sur le plan personnel, et cela inclut changer de carrière et affronter le monde. Non pas en sceller les conflits mais arriver à ne faire qu'un avec lui. 2011 m'a apporté les réponses et la force dont j'avais besoin pour me prendre en main, et travailler à réaliser mes rêves. 2012 va être la réalisation concrète de cette prise de conscience. Mon couple aussi, je ne l'envisage plus de la même manière, en grande partie parce que j'ai enfin réussi à dissoudre totalement mon passé. 2011 a servi à cela. 2009 a été la chute aux enfers, 2010 a été la recherche de moi-même, incluant de nombreux égarements, 2011 a été l'année de la consolidation de mon moi, et 2012 sera celle de la réalisation de celle que je veux être. Libération des dernières grosses chaînes qui m'emprisonnent à la souffrance.

Si je ne devais citer qu'un livre qui a marqué 2011, c'est le livre d'Elif Shafak, "Soufi mon Amour" qui est juste magnifique. A la fois un roman d'espérance et un conte historique permettant d'aller aux racines d'un courant de pensée religieux méconnu : le soufisme. Je ne suis pas religieuse, mais j'aime ce courant. Parce qu'il prône l'amour, en pensée, en acte, en art, en danse, et parce que l'amour de tout être est là où je veux arriver, quel que soit le temps que cela prendra. Je vous le conseille vivement.

 

Voilà, en attendant de nouvelles découvertes, je vous souhaite à toutes et à tous une merveilleuse nouvelle année 2012. Qu'elle vous apporte l'occasion de remporter de nouveaux défis, de vous connaître un peu mieux, et de progresser vers votre Être comme jamais. :)

Posté par Pinku Usaghi à 16:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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