Qeryn's revival

24 mars 2013

En attendant d'avoir un nouveau blog

Pourquoi poster dans l'immensité d'Internet ? C'est un peu comme jeter une bouteille à la mer. Chaque fois que j'ai le coeur qui saigne, je me dis que, peut-être, je trouverai un jour quelqu'un qui saurait me rassurer, me dire que je ne suis pas la seule à me déchirer de cette manière, que je peux m'en sortir. Parce que quand je tombe, j'ai juste l'impression que le fruit de tous mes efforts pour rester debout et vivre une vie un tant soit peu normale et heureuse sont réduits à néant.

Je suis fatiguée. Est-ce que ça sert à quelque chose de continuer à se battre parfois ? J'ai envie de changer de terrain. Envie de tout plaquer. Je me dis parfois, dans de grandes envolées théâtrales et surtout complètement égo-dramatiques, que si jamais il m'arrivait un truc fracassant dans ma vie, le monde serait obligé de me comprendre et d'accepter ce que je suis. Peut-être qu'il finirait enfin par réagir en fonction de moi, au lieu que ce soit toujours moi qui coure après lui.

Premier mauvais point.

C'est affreux cette sensation d'échec. Je m'étais forcée à tenir un carnet des choses positives, et uniquement positives, mais je l'ai délaissé, manque de temps. Ces dernières semaines, la quantité de travail qui m'était envoyée ne me laissait pas le choix. Je n'ai fait aucun écart, et ça a impliqué ne pas écrire pour moi. Mais là, je n'arrive plus à " penser positif ". Après des soirées comme celle-ci où j'abandonne après avoir essayé en vain de faire ce qu'on attend de moi, ce que j'aurais voulu, même moi, faire et être, ces soirées où je fuis, et où je me déteste ... que faire d'autre ? Je n'arrive plus à retourner la situation. Il y a quelque chose qui ne va pas, et ce quelque chose, c'est moi. Je tourne en rond dans ma dérision.

Deuxième mauvais point.

Je pleure, je pleure, je pleure. En attendant de savoir quoi faire, en regrettant de n'être pas en train de faire ce que je voulais faire, et être avec qui je voulais être. Je me sens trahie, par moi-même, par ceux qui n'ont pas su me retenir à leurs côtés, par toutes ces choses qui m'ont empêchée de transformer l'essai. Je me morfonds, en attendant qu'on me console, car je ne peux plus me consoler moi-même. Et un jour ça recommencera. Malgré le travail psychologique, malgré les efforts que je fais pour changer, me comprendre, m'accepter. Malgré les efforts que je fais pour aimer. Tout cela me paraît si insignifiant à côté de toutes les erreurs que je fais.

Troisième mauvais point.

 

Et alors que je sais que je vois le monde à l'envers ... j'aimerais savoir comment le remettre à l'endroit au lieu de me mettre, moi, à l'envers ...

C'est peut-être un bon départ.

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19 juillet 2012

Vacuum-cleaner

Le temps arrange beaucoup de choses. La réflexion aussi.

Mais le mieux, c'est quand même l'action. S'il y a une chose que j'ai compris au fur et à mesure que les années passent, c'est que rien n'est possible sans agir. Et quand ça ne marche pas, il faut trouver un autre moyen d'agir.  Changer d'angle de vue, pour changer d'action.

 

Sans combiner les trois, on n'arrive à rien. La croyance aveugle ne fait que limiter le champ des possibles, la réflexion seule ne donne pas de solution car on se retrouve confronté à de multiples théories qui n'ont en fait aucun débouché concret. Le temps, enfin, donne le recul nécessaire pour analyser les résultats obtenus et tisser le réseau de décisions au futur. Proche, lointain, lointain, proche : ainsi va la vision d'artiste, ainsi va la vie également.

 

Le temps permet aussi de faire le vide, de garder uniquement le plus important, si on le souhaite. J'apprends à faire le vide. J'expérimente actuellement une nouvelle technique : NE PAS FAIRE. Je passe tellement de temps à essayer de faire des choses qui ne sont pas utiles, cependant mes croyances en leurs utilités et débouchés sociaux sont tellement fortes que je passe mon temps à me fabriquer des actions qui m'empêchent d'être moi. Et comme elles ne sont pas en corrélation avec moi-même, forcément, je n'arrive pas à les mener au bout, et je me dis que je ne pourrai jamais être comme il faut. Comme il faut, qu'est-ce que c'est? C'est "un peu plus comme les autres" dans mon cas. Une fille intelligente, physiquement au top, avec de la culture, qui a confiance en elle en société, qui est organisée, qui fait ce qu'elle aime.

 

STOP.

 

Voici la liste de tout ce que j'ai décidé d'arrêter de faire pour laisser la place à mon énergie créative :

_passer mon temps à attendre sur facebook que les gens répondent à mes posts.

_croire que les gens en font exprès de m'embêter, et affirmer quand ils m'embêtent plutôt que prendre sur moi "parce que je ne suis jamais assez patiente et tolérante" et finir à crier sur tout le monde.

_de manière générale,  bouder par "fierté", et me taire quand quelque chose ne me plaît pas.

_m'éparpiller dans des tâches ménagères et sociales et dans des menues activités qui me prennent énormément de temps et ne développent pas ma créativité. A partir de maintenant, seule la musique compte.

_ne pas montrer ce que je sais faire musicalement parce que j'ai peur de la réaction des autres et je ne me sens pas à la hauteur. Si je ne le fais pas, je ne travaille pas, donc je ne progresse pas (c'est logique vu comme ça mais le pas est toujours aussi difficile à franchir!)

_refuser ma sensibilité et ma fragilité. Oui, je suis émotive, oui, je déteste le conflit, et oui, j'assume ! C'est pas parce que je ne suis pas forte en permanence que je suis inapte à la vie en communauté.

_blinder mon corps. L'instinct est plus rapide et efficace que l'esprit, et ne pas écouter son corps revient à nier tous les messages d'alerte vitaux. Ecouter son corps et avoir confiance en son corps, pouvoir tourner son esprit vers son corps dans la solitude sans être en panique est d'une importance capitale pour avoir une vie équilibrée. La relaxation, la sophrologie, le yoga ou les arts martiaux peuvent y aider.

_ressasser des pensées négatives qui n'ont pas d'issue immédiate. Très utile pour éviter le ressentiment. Il ne s'agit pas de refouler mais de garder son énergie pour laisser le temps (cf plus haut) faire son office. Ruminer enchaîne l'évènement aux geôles de la rancoeur et immortalise une torture inutile.  Dans la même catégorie de choses, essayer d'éclairer mon passé, me souvenir des bons moments, de ce que j'y ai vraiment vécu et pas seulement des bons ou mauvais (surtout  mauvais) moments. Rien n'est parfait, donc rien n'est noir :)

_vouloir aimer tout le monde, m’entendre avec tout le monde. C’est une utopie. Et essayer de comprendre absolument ce qui va ou ne va pas chez les autres alors qu’en soi reste une multitude de problèmes ne mène à rien. Aimer tout le monde par réel intérêt pour l’humain oui ; mais aimer tout le monde pour ne pas avoir à faire face à ses propres défauts et propres complexes, non. Que diriez-vous de quelqu’un qui essaie d’aimer tous les gens et se faire aimer de tous par peur d’être rejeté ? Ca ne peut pas marcher…
Je ne perds pas de vue cet idéal, mais pour y arriver il me faut d’abord mieux m’aimer, mieux prendre soin de moi, et ensuite aller vers les autres avec un intérêt réel et pas un égoïsme déguisé. Peu mais bien. Et la sphère s’étendra au fur et à mesure, aucun doute là-dessus.


Un post tous les quatre mois, c'est pas trop mal comme moyenne non?  Ce n'est pas que je n'écris plus, en fait. Juste que je n'écris plus ICI. D'ailleurs ce post sera peut-être le dernier de ce blog, car il me semble impossible d'avoir une pensée intéressante qui ne soit pas submergée de douleur. A l'avenir, j'essaierai de sublimer mes pensées dans le chant ou l'écriture, et pas dans un défouloir verbal qui ne me fait pas tant avancer. Et encore moins que maintenant, comme je n'en fais pas de pub, ce blog est complètement déserté.

 

Je souhaite à chacun de trouver sa voie vers un plus grand bonheur encore, puisque l'être humain, comme n'importe quelle espèce, est un être de conquête, et qu'il lui en faut toujours plus. :)

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14 mars 2012

Une humanité incompréhensible

Je suis en train d'"halluciner complet". Je ne sais plus trop quoi faire, à vrai dire, pour croire encore en les gens. Y'a-t-il encore un espoir que les Hommes arrêtent enfin de blâmer le reste du monde pour ce qu'ils n'arrivent pas à faire et s'affirment enfin responsables de leurs vies, leurs choix, leurs actions et leurs conséquences?

 

Je me disais cela suite à un article sur le suicide d'un cadre (un cadre!) travaillant à La Poste qui disait que sa "hiérarchie l'avait poussé à bout" et qu'il voulait qu'on "le laisse partir".

Comment n'a-t-il pas pu s'enfuir?
Comment peut-il accepter de se faire traîner par la vie sans même essayer de couper à la douleur, voir des spécialistes?
Et surtout, comment peut-il accuser une seule personne (ou admettons, quatre ou cinq personnes) de lui avoir ôté l'envie de vivre?


Dans d'autres registres, j'essaie (parfois) de me cultiver. Donc je lis des articles, sur des plus ou moins grands journaux, allant du Monde.fr à Msn Divertissements ou youtube.com. Même sur des sites professionnels (je me suis inscrite sur plusieurs sites de traduction en vue d'une reconversion) je vois le même phénomène : attaque et riposte. Le moindre petit mot est sujet à des débats d'opinion absolument stériles et aveuglément discriminatoires. Ce qui est encore plus fatiguant, venant de professionnels. Pas un post qui ne soit porteur de "non, je ne suis pas d'accord", jamais d'accord, et toujours agressivement. Ce qui pourrait être une opportunité de se cultiver, d'approfondir un sujet, étendre les frontières mais non, ça se termine toujours en "j'm pas, c'est moche" "ceux qui n'aiment pas sont tous des cons, ceux qui aiment ont raison" et voilà : clivage des mentalités, agressivités, désespoir.


Quoiqu'on fasse, on ne s'en sortira pas, c'est impossible. Pas comme ça. Alors, quand nous serons au fond du trou, que notre pseudo-intelligence se mettra au service d'aimer et non pas de protéger son ego, on s'en sortira peut-être. Il sera peut-être trop tard, à ce moment-là, les Hommes s'éteindront et adviendra une race supérieure, peut-être. Ou pas, peu importe. En attendant, il y a tellement de cons autour de nous, que ça ne fait que réveiller les cons en nous. Entendez-moi bien : je me classe moi-même dans cette catégorie que j'abhorre parce que je n'arrive pas à même les ignorer et les laisser vivre. Parce que des fois, je me fais moi aussi bouffer par une agressivité latente que je ne maîtrise pas. Je n'en ai pas envie. Mais je ne sais pas comment faire pour l'enlever. Il me semble que je suis bien trop humaine pour y arriver un jour. Même si, vraiment, je ne renoncerai pas, je me battrai jusqu'au bout, pour arriver à faire de ma vie quelque chose de positif, d'actif, quelque chose qui vaille le coup, pour apporter à moi (ce serait bien) et même aux autres (ce serait mieux) quelque chose dont la société oublie, il me semble, de plus en plus le véritable sens : la paix. 

 

Et sous la paix, l'amour.

Paroles de circonstance, charme bleuet des versions anciennes et grésillantes ...

 

 

« Dieu renonce, en un sens, à être tout. Nous devons renoncer à être quelque chose. Dieu s’est vidé de sa divinité. Nous devons nous vider de la fausse divinité avec laquelle nous sommes nés. Mon Dieu, accordez-moi de devenir rien. A mesure que je deviens rien, Dieu s’aime à travers moi. » (Simone Veil)

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29 janvier 2012

Alors, 2011, ça a donné quoi?

Et voilà. 2012, déjà. J'avais envie de faire un petit bilan de 2011, surtout des belles découvertes que j'y ai faites. Je pourrais également faire un palmarès des plus grosses déceptions, mais je n'ai pas - n'ai plus - envie d'être négative.

Alors c'est parti.

1. Catégorie vidéo-ludique

Quatre jeux vidéo ont particulièrement retenu mon attention cette année. La plupart date de 2010 ... *ahem*

A/ 9 Hours, 9 Persons, 9 Doors (Nintendo DS - 2010)

  Ce jeu, développé par ChunSoft (Dragon Quest, Pokémon : Donjon Mystère), est un jeu d'énigmes façon point&click. Une sorte d'équivalent moderne d'un Indiana Jones : la dernière croisade, mais dans un univers tout à fait différent. Vous incarnez Junpei, étudiant qui vient de se faire enlever et se réveille à bord d'un bateau en train de sombrer. Il n'est cependant pas seul ; 8 autres personnes ont été enlevées et séquestrées dans ce même bateau. Le malfaiteur, Zéro, vous annonce que le bateau sombrera d'ici 9 heures et que pour vous échapper, il vous faut vous plier aux règles d'un jeu : le "nonary game" et trouver la porte marquée d'un 9.

Pour avancer dans le jeu, vous devrez faire équipe avec les autres personnes. Chaque personne ayant un bracelet d'un nombre différent, chaque porte ne pouvant laisser passer que 3 à 5 personnes, et seulement les personnes dont la somme des bracelets correspond au nombre de la porte pouvant passer, vous le devinerez : les tensions apparaissent vite. Bien vite.

Car si vous ne trouvez pas la sortie dans les temps, une petite bombe placée dans votre estomac explosera.
Chaque salle abrite des énigmes qu'il vous faut résoudre afin de passer à la salle suivante, puis à la porte suivante ...

 

Qu'est-ce que ce jeu, en apparence déjà vu et revu, apporte de nouveau?

Premièrement, un univers. L'histoire derrière l'enlèvement n'a rien à voir avec un Professeur Layton. Il est bien plus mature (18+), bien plus sérieux, et bien plus flippant, flirtant avec la science-fiction et le psychologique plus d'une fois. Les personnages sont bien fouillés. La musique n'est pas très variée mais rend une atmosphère absolument extraordinaire. Il y a énormément de texte, et les dialogues sont très bien écrits, c'est un jeu très littéraire - au grand dam de certains, mais cela m'a personnellement beaucoup plu.

Deuxièmement, votre implication. Car, effectivement,  c'est un jeu dans lequel chacun de vos choix, même à propos de petites réponses anodines, aura des conséquences sur le déroulement de votre aventure. Bon, c'est aussi relativement courant maintenant. Mais c'est tellement bien fait! D'autre part les puzzles sont eux aussi plutôt intéressants et demanderont des capacités de réflexion, d'assemblage, de calcul,ou d'abstraction qui pourraient vous faire passer des nuits blanches entières. (Bien que la plupart restent assez simples) Explorer, combiner, réfléchir, recommencer ... 

Troisièmement, la durée de vie. Elle est longue, extrèmement longue. D'autant plus que l'aventure, même après avoir été achevée avec succès sur la console, ne manquera pas de vous rester dans la tête. 

Et pourquoi aussi longue? Pour une raison toute simple : vous ne pouvez pas finir le jeu du premier coup. Et non seulement ça, mais vous aurez besoin de toutes les fins différentes pour comprendre et dénouer l'histoire. Ne vous y méprenez pas : l'histoire est tellement bien menée, que juste au moment où vous penserez commencer à comprendre, tout va s'accélérer et s'embrouiller. Et si les puzzles sont rodés au bout d'un moment, les relations entre les personnages sont tellement variées d'un chemin à l'autre que vous irez de surprise en surprise.

Pas de succès tordus, pas de portail de défis, pas de "New Game +" : Simplement, le concept en lui-même est tellement énorme que l'on recommence le jeu avec plaisir, et même avec anticipation et nervosité! Un des points forts de ce jeu est donc sa capacité à se renouveler et faire évoluer une histoire qui tient toujours plus le joueur en haleine.


B/ Ghost Trick (Nintendo DS - 2010)

Ghost Trick ("Tours de fantôme") était très attendu. Il faut quand même dire que l'équipe de développement étant celle de Phoenix Wright, on ne savait pas à quoi s'attendre, sauf à quelque chose d'exceptionnel. On n'a pas été déçus.

Le scénario est relativement simple : vous vous réveillez et découvrez que vous venez d'être tué. Une jeune fille est sur le point de se faire tuer sous vos yeux. C'est alors qu'une lampe de bureau (?) vous explique que vous possédez un pouvoir spécial : le "pouvoir des morts" qui vous permettent d'effectuer les "tours de fantôme". Ces tours vous permettent de prendre possession des objets, les manipuler, mais, plus important, de remonter 4 minutes avant la mort de quelqu'un qui est décédé depuis moins d'une journée, afin de changer le cours des évènements. Ne pouvant pas le faire sur vous-même (ce serait trop simple), vous partez à la recherche de votre passé. Pourquoi avez-vous été tué? Par qui? 

Le temps presse. Vous n'avez qu'une nuit pour résoudre ce mystère, car à l'aube, votre pouvoir aura disparu et vous serez, cette fois, définitivement mort.


Un scénario relativement simple, mais bien ficelé, mené avec brio jusqu'à la fin, des personnages au design novateur entre le mange et le cartoon et au caractère à la limite de la caricature (on retrouve un peu le style Phoenix Wright) et surtout, des dialogues bourrés d'humour, une bande son caractéristique et une action elle aussi très prenante. La limite de temps (et là, nous sommes dans du temps chronométré) donne au timing entre les différentes actions une place primordiale. Le gameplay est très bien adapté à la DS, avec une utilisation simple et fiable du stylet et des boutons, pour se déplacer parmi les objets. Là encore, pas de sidequests, pas de difficultés nombreuses, pas de farming ou de skill monstrueux nécessaire pour profiter du potentiel de ce jeu. On regrettera la durée de vie un peu courte mais qui ne laisse du coup pas de place à l'ennui, à la répétitivité. Encore un vrai jeu avec une vraie fin, pas un truc ouvert "to be continued" qui laissent présager un Ghost Trick 2. Ce serait ridicule. Un peu de simplicité, que diable! C'est un vrai bonheur.

 

Tout comme 999, c'est un jeu que j'ai refait plusieurs fois, juste pour le plaisir de revivre les personnages et l'aventure. :)

 

C/ Heavy Rain (Playstation 3, 2010)

 Le studio Quantic Dream (créateur de Farenheit) a frappé fort avec cette licence unique en son genre. Ultra réaliste, tant dans les graphismes que dans la manière d'intéragir dans le jeu avec les personnes, les objets ou les environnements, C'est un jeu immersif où vous incarnerez quatre personnages différents qui se croiseront, si le destin le permet (oui, ils peuvent tous mourir aussi, si vous faites les mauvaises décisions) afin de résoudre une question primordiale : Peut-on sauver le jeune Shaun Mars, séquestré par le tueur aux origamis?

La richesse du gameplay et celle du scénario sont indescriptibles. La façon dont vous tournerez le stick, dont vous pencherez la manette, les questions que vous poserez, ou les réponses que vous proposerez, l'ordre dans lequel vous prendrez des objets, et votre rapidité d'action et précisions (quelque QTE demandent un skill plus élevé que dans les autres jeux précédemment évoqués) tout cela déterminera les réponses que vous obtiendrez et la fin de l'histoire.

Par exemple, pour ouvrir une porte, il faudra tourner le stick puis l'abaisser, pour faire des virages au volant d'une voiture, se pencher vers la gauche ou vers la droite. La clarté de l'écran, la précision des actions dépendra de l'état de santé du personnage, sa fatigue physique, sa nervosité (dans des cas extrèmes, les possibilité qui s'affichent à l'écran tressautent et s'embrouillent, rendant le choix encore plus difficile à faire) ... Ce sont de petits détails qui ajoutent à la réalisation presque américaine de ce studio français.

Contrairement à 999, vous pouvez finir le jeu avec la meilleure fin possible dès la première fois. Ceci n'ira pas sans essuyer de nombreuses sueurs froides, recommencer certaines scènes plusieurs fois pour être sûr de ne rien rater, etc. 

Ce jeu (18+) est immersif dans l'action, c'est un temps réel qui maintient en haleine car tout dépend de vous. L'histoire est entre le policier et le thriller, et même si l'intrigue est moins développée que dans 999 les choix dans les ramifications sont très réalistes et fouillés.

D/ Dance Central et DC 2 (Xbox360, 2010-2011)


Strictement rien à voir avec tous les jeux sus-cités, mais Dance Central est peut-être bien une des seules grandes réussites sur Kinect, et la première vraie révolution dans le monde des jeux de danse. Parce que : 1/ Elle capte les mouvements du corps entier grâce à la Kinect, là où Just Dance ne capte que la main et encore, via la Wiimote avec l'imprécision que cela entraîne. 
2/ Elle offre des niveaux de difficulté, ce qui est bien plus réaliste et permet de s'essayer à de nouvelles chorégraphies avec des mouvements simplifiés, sans ôter le plaisir donc de jouer.
3/ Malgré sa tracklist axée R&B - Dancehall - funk, qui ne correspond pas du tout au genre de musiques que j'écoute d'ordinaire, les chorégraphies sont bien plus professionnelles que dans Just Dance, avec des noms de mouvements rigolos qui aident à comprendre ce que l'on doit faire. Associer à une chanson pourrie à une choré sympa aide à aimer, cela va sans dire :)

 Il y a également de petits modes amusants, comme "sans les fiches d'aides" ou le mode "on décompose", utile quand on essaie d'apprendre une chorégraphie car elle permet de voir les mouvements, un par un, à son rythme, avec possibilité de ralentir. C'est, malgré ses imperfections, le système d'apprentissage de danse le plus proche d'un cours pour un jeu vidéo!

Dans ce jeu, on n'a pas le choix : pour que ça marche, il faut se donner à fond! Et même si les personnages sont absolument à claquer, si on n'a pas de quinzième degré (ce qui est mon cas), on a au moins l'impression d'être jugé sur ce que l'on fait réellement, et non pas un coup de bol. Beaucoup de joueurs de Just Dance connaissent cette frustration, où les gens arrivent à faire plus de points juste en gigotant un poignet que ceux qui essaient de faire la danse correctement. Après, il est certain que Just Dance est bien plus abordable surtout pour des gens en famille, car les chansons sont assez consensuelles et les "chorégraphies" plus drôles et simples. Mais pour les danseurs qui ne veulent pas se contenter de bougeailler leur poignet et veulent apprendre de vrais mouvements de danse, je ne saurais que trop conseiller ces deux jeux qui apporteront du challenge et de la dépense physique.

Avantage de DC2 : il est désormais possible de jouer à deux simultanément, alors que le premier ne proposait qu'un mode "Battle", l'un après l'autre. La playlist s'efforce également d'être "tout public" en incluant plus de titres type "dance". Il est aussi possible d'importer, moyennant "quelques" Microsoft Points, les titres de Dance Central 1. Cela permet de ne pas avoir à changer de CD à chaque fois qu'on voit varier les titres, mais aussi de jouer à 2 simultanément sur les chansons du 1.

 

2. Les autres choses :

En vrac, le 25è anniversaire de Sonic. Non pas pour la semi-réussite qu'est Sonic Generations, mais pour toute l'avalanche de goodies qu'elle a déclenché. SEGA a marqué le coup pour ce 25è anniversaire et franchement, nous, les fans, avons été franchement gâtés tout au long de l'année. J'ai pu réaliser des rêves de gosse comme, avoir des T shirt Sonic, des figurines Sonic, un pyjama Sonic, un bonnet sonic, etc. Sans compter la réédition sur le XBLA de Sonic CD, j'ai hâte d'y jouer.

Sur le plan personnel, je vois enfin ma mère heureuse comme jamais elle ne l'a été en 25 ans. Moi-même, j'ai pris des décisions très importantes sur le plan personnel, et cela inclut changer de carrière et affronter le monde. Non pas en sceller les conflits mais arriver à ne faire qu'un avec lui. 2011 m'a apporté les réponses et la force dont j'avais besoin pour me prendre en main, et travailler à réaliser mes rêves. 2012 va être la réalisation concrète de cette prise de conscience. Mon couple aussi, je ne l'envisage plus de la même manière, en grande partie parce que j'ai enfin réussi à dissoudre totalement mon passé. 2011 a servi à cela. 2009 a été la chute aux enfers, 2010 a été la recherche de moi-même, incluant de nombreux égarements, 2011 a été l'année de la consolidation de mon moi, et 2012 sera celle de la réalisation de celle que je veux être. Libération des dernières grosses chaînes qui m'emprisonnent à la souffrance.

Si je ne devais citer qu'un livre qui a marqué 2011, c'est le livre d'Elif Shafak, "Soufi mon Amour" qui est juste magnifique. A la fois un roman d'espérance et un conte historique permettant d'aller aux racines d'un courant de pensée religieux méconnu : le soufisme. Je ne suis pas religieuse, mais j'aime ce courant. Parce qu'il prône l'amour, en pensée, en acte, en art, en danse, et parce que l'amour de tout être est là où je veux arriver, quel que soit le temps que cela prendra. Je vous le conseille vivement.

 

Voilà, en attendant de nouvelles découvertes, je vous souhaite à toutes et à tous une merveilleuse nouvelle année 2012. Qu'elle vous apporte l'occasion de remporter de nouveaux défis, de vous connaître un peu mieux, et de progresser vers votre Être comme jamais. :)

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21 décembre 2011

La lutte.

L'éternelle, la sempiternelle lutte contre la ritournelle des jours d'enfant, des jours heureux, ou ceux qu'on croyait heureux soient dit en passant.

Son nom sur une photo, un rêve détourné, et je replonge. Je replonge moins certes, mais un peu. Ces souvenirs ne me laissent point indifférents, et cela ne me laisse pas indifférente que je n'y sois pas indifférente. ahem ...

Magnétisée par mon passé, chaussures de plomb, ciel d'étain, nuages d'été. J'ai envie de me rappeler ce qu'on était. J'ai des souvenirs qui remontent, chez lui, pourquoi? Pourquoi est-ce que tout cela veut absolument refaire surface maintenant, encore, après deux ans? 

 

Malgré tout, je crois quand même que c'est possible, d'être en paix avec son passé. Une marche par une marche, rien de plus simple, dans la théorie. Rien de plus difficile, dans les faits. Je l'ai aimé. Il m'a rejeté. Et maintenant, c'est toi que j'aime, de nouveau, plus que tout.

 

Et personne d'autre.

Posté par Pinku Usaghi à 23:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


12 décembre 2011

Plus grande que la mer

Je suis plus grande que la mer
Qui contient les petits poissons
Les dauphins, les embarcadères,
Les rares coraux, le plancton.
Plus houleuse, plus colérique
Que les ruisseux et les rivières,
D'un calme presque chimérique
Quand me prend l'envie de me taire
Et contempler la grande Vie,
La façon dont ils tournent en rond,
Requins qui mangent les petits,
Coquillages, bulles de savon.

Je suis plus grande que la mer
Je suis plus grande que la terre
Je suis pouvoir et éphémère
Vole quand le monde s'enterre
Je désire être libre
Quand vous me désirez,
A peine vibre
Quand vous frappez,
M'évapore
Ecume d'or
Couchant
Fuyant
Un
Point
pêle
mêle

 

Au fond de l'abysse repose mon insondable mystère ...

27 novembre 2011

Quand le monde bascule

Ce soir, quelques moments à tuer et de monstrueuses courbatures dans le dos. Je suis seule, pour une fois. Seule, et pour la première fois depuis longtemps, dans le calme. J’ai envie de faire tellement de choses … et en même temps envie de rien. Mon corps me trahit, me résiste, hurle son désaccord à coups de contractures musculaires. Je suis en tension, c’est indéniable. Pourquoi ne pas prendre soin de moi, pour une fois ? Pourquoi pas, après tout ? Alors je me mets à faire des étirements. J’ai une chorégraphie à apprendre, de la musique, beaucoup de choses qui me paraissent urgentes, mais s’il y a une chose que j’ai appris de ma vie, c’est que je ne peux pas tout faire en même temps, au risque d’y laisser ma santé mentale et physique. Alors tant pis, tout cela attendra un moment plus convenant.

Je commence à m’étirer, doucement. Quelque chose manque ici. Une présence et une absence. La salle est à la fois trop pleine de vide et trop vide d’un plein, d’une matière noire étouffante. Je suffoque, je bascule, je baisse la lumière qui me fait mal aux yeux, je m’arrête devant cette étagère. J’ai comme une intuition. Relaxation, relaxation … Ce terme me dit quelque chose. Ma main se tend vers un CD. Il s’agit de « Voices ».

Les trois premières s’appellent Voices, Echoes et Come to Me. Tout un programme. Ce CD a été écouté en boucle dans mon enfance, et m’appelle à une image très précise : mon père assis sur le fauteuil de la salle à manger, ou dans son bain, avec cette musique,  le casque sur les oreilles ou pas, les yeux fermés, nuque renversée, les mains jointes entre ses cuisses. Il s’évade. Et nous avec. C’était sa musique de détente. Je presse le bouton lecture.

Les ondes se fraient un chemin jusqu’à mes oreilles, de mes oreilles jusqu’à mon cerveau, activent les neurones, ravivent la mémoire. Effrayant, apaisant souvenir. Je respire. Ma nuque se délie, Je minimise les mouvements pour juste penser à moi, me faire du bien, pas faire des exercices pour aller mieux. Profiter. Et le monde bascule juste à ce moment, le moment où le corps se relâche, la lumière baisse, la bougie brille et je commence à percevoir son odeur.

Le monde bascule, un chemin de paix s’ouvre devant moi. Je continue mes mouvements, mais cette fois la raison est toute différente. Je veux comprendre mon père, je veux le retrouver, je veux retrouver cette paix qu’il cherchait si souvent, qu’il trouvait sûrement quelque fois. Il fut un temps où la souffrance et la haine égrenaient nos chemins. Je sais qu’une part de mes souffrances est intimement liée aux siennes. Parce que lui non plus n’a pas pu se réaliser. Son âme a toujours été incomprise et surtout par lui-même. A-t-il seulement su s’aimer ? Ai-je, jusqu’ici, complètement réussi à m’accepter ? Il ne me semble guère. Pas tout le temps. Mais parfois, une lumière brille dans le noir. Et là, je vois mon père. Non pas dans la souffrance de sa dépression, sa dépendance, ses blessures psychologiques. Non.

Je vois mon père, beau, fort, allant toujours de l’avant, prenant la vie avec légèreté et humour, avec  créativité que je ne cherche désormais plus à renier. Je suis la fille de mon père, il n’en fait aucun doute. Je vois le père, aimant envers ses enfants.  Les deux chansons suivantes s’appellent P.S. et Ask The Mountains. La nuit est sombre dehors, les loups hurlent à la lune. Je marche sous les étoiles, les étoiles de mon enfance, dans cette sombre forêt. Un ciel de lucioles, de dauphins phosphorescents accrochés au plafond, de roses séchées, de couette à fleurs. Une cabane sous un bureau drapé. Une famille, une solitude, une ingénuité. Un bonheur insouciant et inquiet à la fois. Et je demande aux montagnes où mon père est parti ; le vent répond qu’il est heureux là où il est.

Notes de piano, je ne veux plus tourner mes bras vers l’arrière, non, je fais des cercles en avant, je nage, nage de plus en plus vite, devant, droit devant, je veux aller de l’avant.

Là où mon destin m’attend. Là où il serait fier que je sois enfin. Mon papa. Celui que j’ai perdu à 12 ans. Quand la dépendance, la maladie a pris le dessus. J’ai un jour eu un papa. Je n’oublierai pas.

Prelude, prélude à une nouvelle vie. Losing Sleep, dans le froid, dans sa tête.  Messages. Mais, sur un air de lever de soleil, je respire encore à la fin. C’est là que je sais que je veux aller là-bas. Avec lui. A la fin du CD.

La dernière chanson est « Dream in an open place ».

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14 novembre 2011

Eteins la lumière...

Ne laisse plus rien nous éclairer.

La nuit est déjà là, qui te porte jusqu'à moi.

Ne rallume pas, ne coupe pas ce moment. Regarde, regarde cette ombre devant toi, tu ne devines que les contours des bâtiments au dehors, ceux des meubles dedans, et ma silhouette se fond dans la pénombre, mais tu sais ...

Au fond de toi, tu sais. Cette silhouette n'est pas la même, elle n'absorbe pas toujours la lumière. Elle brûle, parfois, d'un feu sacré, un feu magique et pétillant. Comme aujourd'hui.

Parfois, elle aimerait que tu ne laisses pas ce feu s'éteindre ... En as-tu seulement envie? Envie d'en prendre soin?

Et si tu ne le fais pas, doit-elle le faire? 

Peut-elle seulement le faire seule? Ou est-ce que ce feu est juste ... étouffé depuis trop longtemps ...

 

Tends la main. Elle t'attend, à moitié cachée. Elle t'attend, le coeur au bord des lèvres, le corps au bord du gouffre, l'âme écartelée. Ce n'est pas comme ça qu'elle voudrait sa vie. Mais elle ne sait pas, elle ne sait pas, que faire d'autre que se remettre à toi.

Je ne sais pas, que faire d'autre que me remettre à toi. Alors ôte tes préjugés, ôte ce collier qui te retient en laisse, initie-toi, initie-moi, comme au premier jour, ôte tes vêtements. Viens me chercher. Viens prendre soin de moi. Essaie de me comprendre, de prendre le temps, de me trouver.


Deux corps, dans la pénombre inquiète du soir. 
Le silence.

Une lumière qui s'allume ... 

Posté par Pinku Usaghi à 18:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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02 novembre 2011

Au pays des miroirs

medium_magritte femme miroir

(Liaisons dangeureuses, René Magritte - 1936)
 

Je me cherche, tu te cherches, tu me trouves, je te  trouve.


Mais au final, savons-nous encore, savons-nous déjà qui nous sommes, hormis une part de l'autre?

Il me faut encore chercher, dans le labyrinthe des miroirs, la pièce qui me manque. Moi.


C'est ce qui s'appelle briser la glace.

eyes-wide-shut-1999-14-g
(Eyes Wide Shut
, Stanley Kubrick - 1999)

Posté par Pinku Usaghi à 13:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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29 septembre 2011

Un véritable amour ne s'efface pas

Chose assez amusante, ma petite soeur m'a demandé de résumer ma vie en 7 chansons sur facebook.

Et dans ma vie, il y a des périodes de doutes, d'incertitudes, de douleur, d'espoir, d'amour.

Dans ce tas de merde et de merveilles, il y a un joyau que j'enfouis consciemment. Sa lumière est trop aveuglante pour que je puisse le regarder trop longtemps, même si avec le temps, j'arrive à le regarder avec un sourire. Mais pas cette fois.

C'est la seule chanson de Kokia que je ne peux réécouter sans avoir le coeur serré. Ce qui ne m'empêche pas de regarder mon présent avec gratitude et affection. Mais, mais.

Un véritable amour, aussi ancien soit-il, aussi sentimental et coupé des réalités soit-il, un véritable amour ne s'efface pas.
La pluie, le son de Chopin, et ce moment sont gravés dans mon coeur, avec lui, à tout jamais. 

 

Une chanson magnifique au demeurant ...

 

Posté par Pinku Usaghi à 11:37 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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